« Haïti est un pays de merde », dixit Donald Trump

© thedailybeast.com

Une douche froide. C’est le moins que l’on puisse dire en réaction à des propos racistes, méchants et irresponsables tenus par l’actuel président des États-Unis, Donald Trump, à l’encontre de notre chère Haïti le 11 janvier dernier.

La nouvelle a eu l’effet d’une traînée de poudre. De toutes parts fusent des réactions, les unes aussi violentes que les autres. Le peuple noir dans son ensemble se sent humilié, rabaissé, blessé dans sa dignité et dans son orgueil. Dans un élan de fraternité et de solidarité, il clame haut et fort sa désapprobation et son refus d’accepter l’inacceptable. Habitué et élevé dans une culture militante, ce peuple a appris à se battre pour obtenir ce qu’il désire, d’où ce sentiment de fierté qui l’habite toujours en dépit des circonstances adverses.

Quand à nous Haïtiens, principale cible des flèches enflammées de M. Trump, ou est passée notre fierté patriotique ? Quel type de dirigeants assure le leadership de notre pays ? La réaction collective est quasi-nulle. Le pays est réduit au silence parce que notre droit d’aînesse est vendu, mais heureusement nos racines sont nombreuses, profondes et vivaces. Çà et là se dressent encore des Haïtiens et des Haïtiennes qui prennent le contre pied des insinuations du président Trump et qui font des marchepieds pour aller plus loin et plus haut où ils n’ont jamais été encore.

Si cet incident fâcheux nous laisse des cicatrices profondes, il détient en outre un aspect positif : celui de réveiller notre conscience nationale et de nous propulser enfin sur la route du changement pour qu’Haïti redevienne « la Perle des Antilles ». Mais quel autre événement va déclencher notre changement de mentalité ?

Marie Vivianne Gilles

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *